Collections

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Les listes, tuples, listes à mots clé, et tableaux associatifs.

Table des matières

Listes

Les listes sont de simples collections de valeurs pouvant comprendre des types divers. Les listes peuvent aussi comporter plusieurs fois la même valeur.

iex> [3.14, :pie, "Apple"]
[3.14, :pie, "Apple"]

Elixir implémente les listes sous forme de liste chaînée. Par conséquent, calculer la taille d’une liste est une opération O(n). Pour cette raison, il est généralement plus rapide d’ajouter un élément au début d’une liste plutôt qu’à la fin:

iex> list = [3.14, :pie, "Apple"]
[3.14, :pie, "Apple"]
# Ajout au début d'une liste (rapide)
iex> ["π" | list]
["π", 3.14, :pie, "Apple"]
# Ajout à la fin d'une liste (lent)
iex> list ++ ["Cherry"]
[3.14, :pie, "Apple", "Cherry"]

Concaténation de listes

La concaténation de listes s’effectue grâce à l’opérateur ++/2 :

iex> [1, 2] ++ [3, 4, 1]
[1, 2, 3, 4, 1]

Une remarque à propos du format du nom susmentionné (++/2) : en Elixir (et Erlang, sur lequel Elixir est construit), une fonction où un nom d’opérateur ont deux composantes : le nom qui lui a été donné (ici ++) et son arité. L’arité est centrale quand on parle de code Elixir (et Erlang). C’est le nombre d’arguments qu’une certaine fonction prend (deux, dans ce cas). L’arité et le nom donné sont combinés avec une barre oblique (slash) /. Nous en reparlerons plus tard; cette remarque vous aidera à comprendre la notation pour le moment.

Soustraction de listes

Le support de la soustraction se fait via l’opérateur --/2. On peux soustraire une valeur inexistante sans problème :

iex> ["foo", :bar, 42] -- [42, "bar"]
["foo", :bar]

Attention aux valeurs dupliquées. Pour chaque élément à droite, sa première occurrence est retirée à gauche :

iex> [1,2,2,3,2,3] -- [1,2,3,2]
[2, 3]

Note: Les soustractions de listes utilisent une comparaison stricte pour comparer les valeurs.

Head / Tail

Il est commun d’utiliser head et tail lorsque nous utilisons des listes. Head (la tête) est le premier élément de la liste et tail (la queue) une liste contenant les éléments restants. Elixir nous fournis deux fonctions, hd et tl :

iex> hd [3.14, :pie, "Apple"]
3.14
iex> tl [3.14, :pie, "Apple"]
[:pie, "Apple"]

En plus des fonctions ci-dessus, vous pouvez utiliser le pattern matching et l’opérateur pipe | pour déstructurer une liste. Nous verrons cet idiome dans les leçons suivantes :

iex> [head | tail] = [3.14, :pie, "Apple"]
[3.14, :pie, "Apple"]
iex> head
3.14
iex> tail
[:pie, "Apple"]

Tuples

Les tuples sont similaires aux listes mais sont stockés de manière adjacente en mémoire. On peux calculer leur taille plus rapidement mais cela rend leur modification plus coûteuse, le nouveau tuple devant être copié entièrement en mémoire. Les tuples sont définis avec des accolades :

iex> {3.14, :pie, "Apple"}
{3.14, :pie, "Apple"}

Les tuples sont souvent utilisés comme une façon de retourner des informations additionnelles d’une fonction. Leur utilité deviendra plus apparente lorsque nous verrons le pattern matching: :

iex> File.read("path/to/existing/file")
{:ok, "... contents ..."}
iex> File.read("path/to/unknown/file")
{:error, :enoent}

Listes à mots clé (Keyword lists)

Les listes à mots clé et les tableaux associatifs sont les collections associatives d’Elixir. En Elixir, une liste à mots clé est un type de liste spécial contenant uniquement des tuples dont le premier élément est atome (Keyword). Elles sont aussi performantes que les listes classiques :

iex> [foo: "bar", hello: "world"]
[foo: "bar", hello: "world"]
iex> [{:foo, "bar"}, {:hello, "world"}]
[foo: "bar", hello: "world"]

Les trois caractéristiques des listes à mots clé :

  • Les clés sont des atomes.
  • Les clés sont ordonnées.
  • Les clés peuvent ne pas être uniques.

Pour ces raisons, les listes à mots clé sont la structure de données habituelle pour passer des options aux fonctions.

Tableaux associatifs

En Elixir les tableaux associatifs sont la structure privilégiée pour les données de type clé-valeur. Contrairement aux listes à mots clé, elles permettent d’avoir des clés de n’importe quel type et ne sont pas ordonnées. On définit un tableau associatif avec la syntaxe %{} :

iex> map = %{:foo => "bar", "hello" => :world}
%{:foo => "bar", "hello" => :world}
iex> map[:foo]
"bar"
iex> map["hello"]
:world

Depuis Elixir 1.2, les variables sont autorisées comme clés d’un tableau associatif :

iex> key = "hello"
"hello"
iex> %{key => "world"}
%{"hello" => "world"}

Si nous ajoutons un doublon à un tableau associatif, il remplace la valeur précédente :

iex> %{:foo => "bar", :foo => "hello world"}
%{foo: "hello world"}

Il existe une syntaxe spéciale pour les tableaux associatifs ne contenant que des clés de type atome :

iex> %{foo: "bar", hello: "world"}
%{foo: "bar", hello: "world"}

iex> %{foo: "bar", hello: "world"} == %{:foo => "bar", :hello => "world"}
true

De plus, il existe aussi une syntaxe spéciale pour accéder aux clés de type atome:

iex> map = %{foo: "bar", hello: "world"}
%{foo: "bar", hello: "world"}
iex> map.hello
"world"

Une autre propriété intéressante des tableaux associatifs est qu’ils fournissent leur propre syntaxe de mise à jour (note: ceci crée un nouveau tableau associatif):

iex> map = %{foo: "bar", hello: "world"}
%{foo: "bar", hello: "world"}
iex> %{map | foo: "baz"}
%{foo: "baz", hello: "world"}

Note: cette syntaxe marche seulement pour mettre à jour une clé qui existe déjà dans le tableau associatif! Si la clé n’existe pas, une erreur KeyError sera générée.

Pour créer une nouvelle clé, utilisez plutôt Map.put/3

iex> map = %{hello: "world"}
%{hello: "world"}
iex> %{map | foo: "baz"}
** (KeyError) key :foo not found in: %{hello: "world"}
    (stdlib) :maps.update(:foo, "baz", %{hello: "world"})
    (stdlib) erl_eval.erl:259: anonymous fn/2 in :erl_eval.expr/5
    (stdlib) lists.erl:1263: :lists.foldl/3
iex> Map.put(map, :foo, "baz")
%{foo: "baz", hello: "world"}
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